28 juin 2008

Me revoilou

Nha Trang, le 28 juin… Avant toute chose, Bon anniversaire, Papa ! J’ai enfin un peu de temps pour donner quelques nouvelles. Il fait toujours aussi chaud a Nha Trang et le soleil est present en permanence. Nous avons eu une ou deux petites averses ces derniers jours, mais tellement courtes et localisees qu’elles ne meritent pas d’etre retenues, meme pas de quoi rafraichir l’atmosphere. La semaine derniere, Qua et moi sommes alles dans les montagnes. Nous avons fait un tour d’exploration afin de trouver des hotels et des restaurants interessants a proposer a nos clients lors de tours dans les Hauts-Plateaux. 600 kilometres a mobylette en quatre jours ! C’etait tres agreable, mais fatiguant, tant pour Qua qui conduisait, que pour moi a l’arriere. A certains endroits, les routes sont defoncees et couvertes de poussiere et de graviers, ce qui nous obligeait a ralentir afin d’eviter les trous et bosses si desagreables au posterieur. Par contre, sur d’autres troncons, je dirais les trois-quarts de notre parcours, c’etait un vrai regal. Il faisait tres calme et il y avait peu de voitures; souvent, nous avions la route pour nous seuls, le soleil brillait et le ciel etait d’un bleu azur. Quel que soit l’endroit ou nous posions les yeux, ce n’etaient que vallees et sommets, jungle ou rivieres, petits villages et grandes etendues; le ruban gris de la route contrastant avec le vert des forets. S’il y a des motards parmi mes lecteurs, ils comprendront mieux que quiconque le plaisir que nous avons ressenti a gravir et devaler ces montagnes. Notre premiere etape, Nha Trang – Buon Ma Thuot, s’est deroulee sous un soleil de plomb jusqu’a quelques kilometres de notre but. Nous ne nous sommes pas arretes pour visiter les lieux, car nous les connaissons deja. A une cinquantaine de kilometre de Nha Trang, on arrive dans le secteur des briquetteries : de part et d’autre de la route, ce sont de nombreuses entreprises familiales qui font les briques de maniere totalement artisanale. Du melange de la terre en passant par le moulage, le sechage, et la cuisson, tout se fait a la main. Les fours dominent le paysage de leur cheminee typique, tres differente de ce que nous connaissons en Europe et devant chaque entreprise, les tas de bois servant a les alimenter attendent d’etre brules. Une fois passe ce barrage, on penetre dans l’atelier qui est le plus souvent un simple appentis, ou l’on fait le melange de l’argile et de l’eau. On obtient ainsi une sorte de glaise semi-compacte que l’on verse dans un entonnoir et qui, en passant dans l’unique machine presente, prendra la forme d’un long serpent parallelipipedique perce de trous. Au bout de cette chaine, une ouvriere coupe ce serpent a dimension au fur et a mesure qu’il defile devant elle. Une ou un autre ouvrier se charge de disposer les briques crues ainsi obtenues sur une palette qui est immediatement conduite vers le jardin. La, les briques sont empilees pour former de longs murs d’un metre de haut et secher au soleil. Une fois sechees, elles seront enfournees et mises a cuire, puis refroidiront jusqu’a ce qu’elles puissent etre sorties du four par les ouvriers et vendues aux entreprises de construction. Cette etape prend en general trois jours entiers. Apres les briquetteries, on passe aux rizieres et aux plantations, le paysage a cet endroit est relativement plat, de part et d’autre de la route et sur des kilometres, on traverse d’immenses etendues colorees de vert, de jaune ou d’ocre selon la saison. A midi, nous avons fait halte dans un “restoroute” ou l’on mange un excellent riz frit au poulet accompagne de biere vietnamienne, de the glace ou d’eau. Comme dans beaucoup de ces petits restaurants, le choix des mets est limite. Celui ou nous avons mange, par exemple, propose un plat unique et delicieux, accompagne d’une soupe. Une dizaine de tables seulement, une vaisselle de plastique propre, mais rudimentaire, des gobelets en guise de verre et, bien evidemment, les restes des convives precedents jonchant le sol. Le nettoyage se fera une fois le coup de feu termine. Les touristes occidentaux, rares il est vrai, se choquent souvent de l’aspect peu amene de ces restaurants locaux. Dans tous le Viet Nam on en trouve le long des routes et que l’on soit au Nord, au Sud, sur la cote ou dans les montagnes, leur aspect premier est assez repoussant pour les citadins que nous sommes, habitues a la stricte hygiene des etablissements occidentaux. Cependant, un des avantages certains de ces endroits et que la cuisine est aux premieres loges et que rien n’est cache, on peut choisir le morceau de viande ou de poulet que l’on desire manger directement sur l’etal. Personne n’est trompe sur la marchandise et le grand debit promet des aliments frais du jour. Ici, pas de congelateur ou l’on remisera les invendus, tout est frais, achete en quantite suffisante sans etre excessive et il n’y a pratiquement jamais de restes. Le lendemain matin, tres tot, les tenanciers iront acheter de la viande fraiche au marche, garantie de bons produits pour tous les clients. Plus on s’approche de la region de Buon Ma Thuot, plus le cafe prend de la place. Des plantations a perte de vue. De vieux plants donnent leurs derniers grains tandis que les jeunes pousses sont precieusement arrosees et entretenues afin de les remplacer une fois arrivees a maturite. Lorsque l’on a la chance de pouvoir penetrer dans l’une de ces plantations, on se retrouve entoure de longues lignes d’arbustes soigneusement alignes comme autant de soldats a l’appel. Les grains de cafe, rouges fonce, sont autant de petites boules de noel tranchant sur le vert profond des feuilles des cafeiers. Lors de la saison seche, un arrosage quotidien des racines est necessaire afin d’assurer une bonne recolte. Pour ce faire, de tres long tuyaux sont disposes le long des chemins, a certains endroits, des vannes permettent d’y fixer les tuyaux d’arrosage souple que les planteurs et leurs ouvriers achemineront aupres de chaque plant. A la saison des pluies, par contre, il faut parfois lutter avec beaucoup d’energie pour proteger les jeunes plants qui, s’ils ont besoin de grandes quantites d’eau, ne peuvent cependant etre noyes ou emportes par la boue qui se formera en moins d’une heure et devalera les pentes, si legeres soient-elles. Le metier de planteur peut, certes, etre tres rentable, notamment au Viet Nam qui est l’un des plus gros exportateurs de cafée du monde, mais il demande une attention de tous les instants, les plants devant etre surveilles et proteges constamment. Vers quinze heures, nous arrivons a proximite de la ville, plus qu’une vingtaine de kilometres et nous pourrons prendre une bonne douche et un peu de repos. Qua leve de plus en plus souvent le nez vers le ciel et me dit qu’il va bientot pleuvoir. A ce stade, je ne vois rien que du bleu, mais j’ai eu souvent l’occasion d’experimenter son flair et je me passe de lui faire une remarque ironique, je sais qu’il a raison. En effet, dix minutes a peine plus tard, le ciel s’obscurcit brusquement sur notre droite, de gros nuages noirs commencent a s’ammasser a l’horizon et un petit vent frais et agreable pour l’instant vient nous caresser. Encore une minute et les premieres gouttes nous atteignent. Qua n’hesite pas et bifurque au premier cafe, sachant avec certitude que si nous tentons d’avancer plus loin, nous serons trempes jusqu’aux os. Nous n’avons pas le temps de descendre de la moto que de grosses gouttes nous arrosent deja. Laissant notre vehicule sous un parasol, nous courons nous abriter sous l’auvent, deja tres mouilles, nos cheveux degoulinants. Les averses tropicales sont toujours impressionnantes. En une ou deux minutes, toute l’eau de la terre semble s’etre accumulee au-dessus de votre tete et se deverse avec une violence incroyable. On peut comparer cela a une armee de pompiers arrosant un incendie a la lance. Mis a part la puissance du jet, qui lors d’une averse est heureusement moins concentre, la quantite d’eau est semblable. Les auvents etant le plus souvent fabriques en tole ondulee, le deferlement de cette pluie fait un bruit assourdissant. Les gouttes, grosses comme des pieces de deux euros s’ecrasent sur le sol en une multitude de gouttelettes qui eclaboussent tout sur leur passage, la terre est expulsee et les eclaboussures ne menagent personne, les pantalons meme retrousses le plus haut possible n’auront d’autre destination que la machine a lessiver, la boue les maculant sans retenue. Deja, nous n’avons d’autre choix que de nous installer a la seconde rangee de tables, la premiere etant inondee. Au bout d’une dizaine de minutes, il nous faudra reculer encore, l’eau gagnant du terrain, nos pieds sont a nouveau trempes et, la table eclaboussee de toutes part, nos boissons risquent d’etre trop diluees. L’averse durera une petite heure. De temps a autre, un courageux, ou plutot un inconscient, passe a mobylette sur la route. Pour affronter ce deluge, il doit etre drolement presse, car les gouttes sont tellement grosses qu’elles font mal en touchant la peau. L’averse finit par se calmer et Qua me fait signe que le moment est venu de reprendre la route. Il est fatigue et a tres envie de trouver un hotel. De gros nuages menacants sont encore presents, mais le gros est passe et nous pouvons redemarrer en toute securite. Nous achetons deux capes de pluie a usage unique afin d’eviter d’etre mouilles par les dernieres gouttes et de prendre froid a cause de nos vetements encore humides. Le vent est assez frais et nous risquons d’attraper un bon rhume si nous ne nous protegeons pas. La route est encore trempee, mais est redevenue praticable. Une demi-heure plus tard, nous arrivons enfin a Buon Ma Thuot, fatigues mais contents a la perspective d’une douche bien chaude. Nous choisissons un petit hotel bon marche et suivons la patronne jusqu’a notre chambre. Apres ma douche, je laisse Qua se reposer et, bien entendu, s’adonner a son dada, zapper sur les chaines de tele. Pendant ce temps, je vais faire un tour en ville, reperer les hotels et les restaurants. Le ciel est toujours gris et une petite pluie fine se met rapidement a tomber. Mon exploration sera moins agreable que prevu, mais je n’ai pas le choix, la nuit tombe vite et j’ai du pain sur la planche. Mis a part le temps maussade qui gache un peu mon plaisir, j’apprecie de me promener dans la ville et de la decouvrir. Je m’arrete dans divers hotels, du plus simple au plus chic, ainsi que dans quelques restaurants ou l’on propose des plats varies et des specialites de la region. Les gens m’accostent regulierement, me disent bonjour et me posent les questions habituelles : d’ou je viens, depuis quand je suis au Viet Nam, combien de temps je vais y rester, pourquoi j’aime le pays, et bien d’autres encore. Ici, contrairement a Nha Trang, personne n’essaie de me vendre quelque chose, leurs questions sont pure politesse et curiosite, c’est un reel plaisir de prendre le temps de repondre. Le soir tombe et la pluie a augmente d’intensite, il est temps pour moi de regagner l’hotel. Arrivee a destination, je suis deja mouillee et je constate avec tristesse qu’il n’y a plus de courant. La reception est plongee dans l’obscurite et les escaliers sont deja envahis par les tenebres. Je regagne ma chambre et trouve Qua allonge sur le lit dans le noir absolu, se tapant regulierement les cuisses afin de se debarrasser des moustiques qui semblent avoir elu refuge dans notre chambre en ralant et soupirant. Plus d’air conditionne, plus de ventilateur, plus de lumiere, plus de tele, une chaleur a la limite du soutenable, bref, une soiree et une nuit qui s’annoncent penibles. Comme il est l’heure de manger et meme un peu plus tard, nous quittons la chambre pour partir a la recherche d’un resto de rue et prendre notre repas du soir. La pluie n’a pas cesse et nous enfilons a nouveau nos capes de plastique. Les rues sont plongees dans l’obscurite et les generateurs des magasins et cafes tournent a plein regime. Malgre cela, beaucoup d’etablissements ont ferme leurs portes et il regne dans la ville une atmosphere a la Stephen King. Nous trouvons un petit restaurant de rue protege par une grande bache et alimente par un groupe electrogene qui permet de generer une lumiere diffuse, mais suffisante. Les tenanciers sont ravis de voir arriver deux clients et nous accueillent avec chaleur. En attendant notre repas compose de riz et de poulet, seuls ingredients disponibles etant donne les circonstances, Qua discute avec le cuistot et se renseigne sur les choses interessantes a voir dans la region. En effet, j’ai envie de proposer des nouveautes et d’aller visiter des endroits hors de la route habituelle. Pendant ce temps, je commande une biere et regarde les quelques passants presses de rentrer chez eux. Notre repas termine, nous reprenons le chemin de l’hotel ou il n’y a toujours pas d’electricite. Un petit groupe electrogene est en marche, mais son debit est trop faible pour alimenter tout l’hotel et la lumiere ne fait que de breves apparitions de quelques secondes pour s’eteindre a nouveau. Nous n’avons d’autre choix que de nous coucher, harrasses par la chaleur etouffante et attaques de toutes parts par les moustiques. Qua a beau faire tournoyer une serviette de bain au-dessus de nos lits, cela ne nous apporte guere de fraicheur. Au bout d’un quart d’heure, excede, il se rhabille pour aller aux nouvelles a la reception. Nous savons deja qu’il nous sera impossible de nous reposer ou de dormir dans ces conditions et notre journee de demain sera chargee. Pendant son absence, je telephone a l’hotel d’en face, un trois etoiles confortable et qui a, a coup sur, des groupes electrogenes puissants, afin de m’enquerir du prix des chambres et des disponibilites. Une chambre double est libre a un prix raisonnable, je la retiens et dis au receptionniste que nous serons la dans une demi-heure. Qua remonte enfin, depite, me disant qu’on lui a promis que le courant reviendrait en cours de soiree, mais qu’on ne peut savoir si ce sera dans deux heures ou dans quatre. Entretemps, j’ai boucle les valises et lui annonce que nous changeons d’hotel. Bien qu’il n’aime pas que je depense de l’argent pour rien, le confort n’etant pas ce qu’il recherche en premier, je vois qu’il est soulage et il ne se fait pas prier. Il me demande ou nous allons et, lorsque je lui dis que j’ai reserve qu Huang Loc, l’hotel trois etoiles, il se montre un peu gene, mais je lui assure qu’il y a tout le confort ainsi que la tele fonctionne, il pourra ainsi voir son match pendant la nuit. Je fais ici une petite digression pour parler de football. C’est en effet la periode de l’Euro2008 et les Vietnamiens sont mordus de foot. Nombre d’entre eux programment leur reveil a une heure quarante-cinq afin de regarder le match du jour (ici de nuit) en direct. Qua fait partie de ces fans de foot et il prefere tenter de s’endormir tres tot et prendre un peu de repos prealable pour se relever au milieu de la nuit pour regarder le match. VTV3, la chaine populaire et sportive de la television vietnamienne diffuse tous les matchs en direct et meme en differe a six heures du matin le lendemain. Les hommes sont scotches devant leur petit ecran, soit la nuit, soit avant de partir travailler. L’Euro a un gros desavantage pour nous, c’est qu’il engendre une penurie de touristes europeens. En effet, pendant cette periode, nombre d’entre eux ont prefere consacrer leur budget vacances a un sejour en Suisse ou en Autriche plutot que de venir visiter l’Asie. Les touristes vietnamiens sont bel et bien presents, mais ils ne commandent pas de tours prives, preferant pour la plupart partir en colonies dans des cars bondes et faire des visites bon marche. On ne peut les blamer, les vacances sont nouvelles pour beaucoup d’entre eux et les nantis possedent deja leur propre vehicule dans lequel ils font leurs excursions, un guide local n’est pas necessaire. Nous voici donc a la reception de l’hotel Huang Loc, bel etablissement moderne juste a cote du centre sportif. La lumiere ne manque pas et on a peine a croire qu’il n’y a pas d’electricite dans la ville. Le receptionniste prend nos passeports, nous donne nos tickets pour le petit-dejeuner du lendemain et la carte magnetique qui sert de cle. Nous plaisantons un peu sur l’absence de courant ailleurs et le fait que Qua va s’eveiller la nuit pour regarder le match. Le receptionniste etant de garde de nuit, il fera de meme. Les deux hommes echangent leurs impressions footballistiques en vietnamien pendant que nous prenons l’ascenseur jusqu’a notre chambre. Un vrai regal. Deux grands lits, une salle de bains tres propre et bien fournie, une grande tele avec decodeur, un frigo rempli de boissons diverses, l’air conditionne et une tres bonne literie immaculee. Fatigues, nous reprenons une douche et nous couchons, nous ne nous tardons pas a nous endormir, heureux de notre choix et du confort environnant. Le lendemain matin, apres une bonne nuit de sommeil interrompue par le match de football pour Qua et par une seule mi-temps pour moi, nous descendons prendre notre petit dejeuner au restaurant de l’hotel. Celui-ci est tres agreable, un buffet tres bien garni nous attend, compose de mets vietnamiens (soupe, plats chauds, nems, fruits, viandes, legumes) et de mets occidentaux (tartines a griller, confiture, beurre, charcuteries, oeufs). Nous nous regalons d’un peu de tout et accompagnons ce festin d’un jus d’orange et d’un café glace. Il est temps de partir pour notre deuxieme journee de decouverte. Nous avons decide de nous rendre au parc national de Ban Don, voisin de celui de Yok Don, plus connu et de trouver des activites a proposer a nos futurs clients. La route est potable, parfois rectiligne et bien asphaltee, parfois completement detruite et pleine de bosses et de trous. A mi-chemin, nous nous arretons a une petite terrasse de rue pour prendre un café. Comme hier, pas un blanc a l’horizon, rien que des locaux curieux de discuter avec nous et de poser mille questions. Nous nous amusons comme souvent des erreurs de la tenanciere qui, comme beaucoup de ses collegues, doit se faire repeter deux fois la commande, bien que faite en vietnamien et finit par se tromper. Ca enerve Qua qui ne comprend pas comment on peut etre aussi distrait ou incompetent, moi, j’en ai pris mon parti depuis longtemps et j’en ris. Il faut dire a sa decharge que c’est l’image de ses compatriotes qui est en jeu et qu’a chaque fois que l’un d’entre eux commet une erreur, il se sent solidaire et un peu “beta” a mes yeux. Je trouve cela un peu dommage, mais que faire… Arrives au parc national, nous entrons dans un domaine reserve ou les touristes vietnamiens viennent passer qui une journee de détente, qui un week-end, qui des vacances completes. Nous en avons repertories deux sur la carte, un habitant a qui Qua a parle nous a dit qu’il en existait trois. Nous entrons donc dans le domaine touristique de Ban Don, vaste etendue traversee par un des bras du Mekong. Il est possible d’y faire une balade a dos d’elephant, une promenade dans le parc en passant par des ponts de singe, visiter le village et y participer ou simplement y regarder les differentes activites des villageois (artisanat, danses folkloriques et autres), faire un tour a pedalo sur le lac, descendre la riviere en canot, et pour les enfants, il y a une petite plaine de jeux. Le domaine est tres etendu et, vu le manque de temps, nous sommes restes aux abords du resort. Un mahout rentrait justement de promenade et j’ai propose a Qua de tester la balade a dos d’elephant. L’ayant deja fait en Thailande, je savais que c’etait sans danger et tres agreable, une approche de la vie dite sauvage en toute securite. Qua s’est montre tres reticent, arguant d’abord du fait que nous avions vu que c’etait possible et avions les renseignements necessaires, pour finalement m’avouer qu’il n’etait jamais monte sur un elephant, lui qui est alle trois ans au Cambodge pendant son service arme. En fait, il avait peur de l’elephant et encore plus de monter sur son dos. Je l’ai donc un peu taquine et lui ai dit que c’etait l’occasion ou jamais de tester quelque chose de nouveau et de vaincre ses craintes. Il serait tres fier de raconter ses exploits a ses copains a notre retour a Nha Trang, la plupart d’entre eux n’ayant jamais ose essayer. Nous voici donc partis pour une demi-heure de balade, de traversee de la riviere et de decouvertes de la nature environnante. Le debut du tour commence par un premier obstacle, je vois le visage de Qua se tendre et ses yeux s’agrandir. Il s’agit en effet de traverser une tranchee creusee par les eaux de

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